commercial airplane jetliner flying above dramatic clouds.

Le départ

Consigne de Martine:

LE DEPART

Je te propose d’écrire un texte qui démarre au moment même du départ. C’est ce qu’a fait Christian Oster dans son livre intitulé « Rouler », dont je te recopie les toutes premières lignes 

J’ai pris le volant un jour d’été, à 13h.30. J’avais une bonne voiture et assez d’essence pour atteindre la rase campagne. C’est après que les questions se sont posées.

Ce qui me plaît là-dedans, c’est qu’on ne sait rien du protagoniste, de sa destination, ni de la raison pour laquelle il part. Juste qu’il part, apparemment sans but précis, mais ça reste à vérifier. Ces 3 lignes suffisent à lancer un récit et créent un petit mystère, une attente qui nous engagent à lire la suite.

Je te propose donc de t’inspirer de Oster et de démarrer ton texte au moment même où tu pars (de la maison, ou de l’aéroport). N’explique rien, mets-toi juste en route C’est en chemin que l’on découvrira petit à petit qui est le protagoniste, sa destination, etc.

  • Texte de type début de chapitre, introduction à un récit plus long
  • Cherche à instaurer une légère tension appelant une suite
  • Au choix : texte en JE ou ELLE

 

Le départ

C’est bientôt l’heure:

Je trépigne d’impatience depuis ce matin, enfin, pour être honnête, depuis une bonne semaine. Mais depuis ce matin, c’est le pompon. Je n’en peux plus d’attendre l’heure de me mettre en route pour l’aéroport.

Il reste encore quatre heures à attendre chez moi, à tourner en rond comme un lion en cage. Je dois partir en fin d’après-midi : je prendrai le tram, puis le train jusqu’à l’aéroport, où je pourrai enfin m’envoler vers d’autres aventures. Trois moyens de transport pour arriver à destination… mais pour l’instant, je ne sais plus comment me distraire pour faire passer le temps.

Peut-être une sieste ? Le temps passerait plus vite… Mais je suis tellement excitée que je ne pourrais jamais m’endormir.

Voyons… que faire ?

 

En route:

J’enfile ma veste, mon sac à dos, et j’attrape ma petite valise à roulettes. Enfin, c’est l’heure du départ. J’attends ce moment avec impatience depuis des jours…

Je descends vers la porte d’entrée et m’élance dans la rue, en direction de nouvelles aventures. Je marche d’un pas vif vers la station de métro, où attendre sagement le tram sur le quai.

Je passe devant la terrasse de mon bar préféré, bondée en ce beau début de printemps. L’ambiance y est douce, mais aujourd’hui, je n’ai qu’une seule destination en tête.

J’arrive à la station et patiente pendant les trois minutes affichées à l’écran, trépignant à l’idée de rater mon train pour l’aéroport. Je suis contente d’habiter près de la gare du midi: un véritable centre névralgique du pays, qui permet de rejoindre les quatre coins du royaume en un rien de temps.

Mais cette fois-ci, je quitte notre beau royaume pour aller en découvrir un autre.

Je suis tellement ravie que je me surprends à danser discrètement sur le quai, le temps d’un instant. 

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